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23 Jéhovah est mon Berger.

Je ne manquerai de rien.

2 Dans des prés où l’herbe abonde, il me fait coucher ;

il me conduit près de lieux de repos qui sont bien arrosés.

3 Il ranime mon âme.

Il me conduit sur les pistes de la justice à cause de son nom.

4 Même si je marche dans la vallée de l’ombre profonde,

je ne crains aucun mal,

car tu es avec moi ;

ta baguette et ton bâton, voilà ce qui me console.

5 Devant moi tu dresses une table face à ceux qui se montrent hostiles à mon égard.

Tu as enduit ma tête d’huile ;

ma coupe est bien remplie.

6 Oui, le bien et la bonté de cœur me poursuivront tous les jours de ma vie ;

et je veux habiter dans la maison de Jéhovah pour la longueur des jours.

Mardi 14 mars 2006 2 14 03 2006 07:36

1 Pendant ce temps, un certain homme de la maison de Lévi alla prendre une fille de Lévi. 2 La femme devint enceinte et mit au monde un fils. Quand elle vit combien il était beau, elle le tint caché pendant trois mois lunaires. 3 Lorsqu’il lui fut impossible de le cacher plus longtemps, alors elle prit pour lui une arche de papyrus, l’enduisit de bitume et de poix, y plaça l’enfant et la déposa parmi les roseaux au bord du Nil. 4 En outre, la sœur de l’[enfant] se posta à distance pour savoir ce qu’on ferait de lui.5 Un peu plus tard, la fille de Pharaon descendit pour se baigner dans le Nil, et ses servantes marchaient sur le bord du Nil. Elle aperçut l’arche au milieu des roseaux. Aussitôt elle envoya son esclave pour la prendre. 6 Quand elle l’ouvrit, elle vit l’enfant, et voici que le garçon pleurait. Elle eut pitié de lui, bien qu’elle dît : " C’est un des enfants des Hébreux. " 7 Alors la sœur de l’[enfant] dit à la fille de Pharaon : " Veux-tu que j’aille appeler exprès pour toi une nourrice d’entre les femmes hébreues, afin qu’elle t’allaite l’enfant ? " 8 Et la fille de Pharaon lui dit : " Va ! " Aussitôt la jeune fille alla appeler la mère de l’enfant. 9 La fille de Pharaon lui dit alors : " Emmène cet enfant et allaite-le-moi ; et moi je te donnerai ton salaire. " La femme prit donc l’enfant et l’allaita. 10 Et l’enfant grandit. Alors elle l’amena à la fille de Pharaon, si bien qu’il devint pour elle un fils ; elle l’appela alors du nom de Moïse et dit : " C’est que je l’ai tiré de l’eau. "11 Or il arriva, en ces jours-là, comme Moïse devenait fort, qu’il sortit vers ses frères pour regarder les fardeaux qu’ils portaient ; il aperçut un certain Égyptien qui frappait un certain Hébreu d’entre ses frères. 12 Il se tourna alors de côté et d’autre et vit qu’il n’y avait personne en vue. Alors il abattit l’Égyptien et le cacha dans le sable.13 Cependant, il sortit le jour suivant et voici que deux Hébreux se battaient. Alors il dit à celui qui avait tort : " Pourquoi frappes-tu ton compagnon ? " 14 Mais celui-ci dit : " Qui t’a établi prince et juge sur nous ? As-tu l’intention de me tuer comme tu as tué l’Égyptien ? " Alors Moïse prit peur et dit : " À coup sûr, la chose se sait ! "15 Plus tard, Pharaon apprit cette chose et il chercha à tuer Moïse ; mais Moïse s’enfuit loin de Pharaon afin d’habiter au pays de Madiân ; et il s’assit près d’un puits. 16 Or le prêtre de Madiân avait sept filles ; comme d’habitude, elles vinrent puiser de l’eau et remplir les rigoles pour abreuver le petit bétail de leur père. 17 Comme d’habitude, les bergers vinrent les chasser. Mais Moïse se leva, vint au secours des femmes et abreuva leur petit bétail. 18 Et quand elles revinrent chez Réouël leur père, celui-ci s’écria : " Comment se fait-il que vous soyez revenues si vite aujourd’hui ? " 19 À quoi elles dirent : " Un certain Égyptien nous a délivrées de la main des bergers ; oui, il a même puisé de l’eau pour nous afin d’abreuver le petit bétail. " 20 Alors il dit à ses filles : " Mais où est-il ? Pourquoi avez-vous laissé là cet homme ? Appelez-le pour qu’il mange le pain. " 21 Après cela Moïse consentit à habiter avec l’homme, et celui-ci donna à Moïse Tsippora sa fille. 22 Plus tard, elle mit au monde un fils et il l’appela du nom de Guershom, car, dit-il : " Je suis devenu un résident étranger dans un pays étranger. "23 Et il arriva pendant ces longs jours que, finalement, le roi d’Égypte mourut, mais les fils d’Israël continuèrent à soupirer à cause de l’esclavage et à pousser des cris de plainte, et leur appel au secours montait vers le [vrai] Dieu, à cause de l’esclavage. 24 Finalement Dieu entendit leurs gémissements et Dieu se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. 25 Dieu regarda donc les fils d’Israël et Dieu prêta attention

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Lundi 13 mars 2006 1 13 03 2006 07:32

1 Or voici les noms des fils d’Israël qui entrèrent en Égypte avec Jacob ; ils arrivèrent chacun avec sa maisonnée : 2 Ruben, Siméon, Lévi et Juda, 3 Issakar, Zéboulôn et Benjamin, 4 Dân et Naphtali, Gad et Asher. 5 Toutes les âmes sorties de la cuisse de Jacob étaient soixante-dix âmes, mais Joseph était déjà en Égypte. 6 Finalement Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là. 7 Et les fils d’Israël devinrent féconds et se mirent à pulluler ; ils se multipliaient et devenaient de plus en plus forts, de façon tout à fait extraordinaire, si bien que le pays se remplit d’eux.8 Par la suite se leva sur l’Égypte un nouveau roi qui n’avait pas connu Joseph. 9 Il dit alors à son peuple : " Voyez ! Le peuple des fils d’Israël est plus nombreux et plus fort que nous. 10 Allons ! Usons d’astuce avec eux, de peur qu’ils ne se multiplient et qu’il n’arrive à coup sûr, s’il nous survient une guerre, qu’ils s’ajoutent alors, eux aussi, à ceux qui nous haïssent, et combattent contre nous, et montent hors du pays. "11 On établit alors sur eux des chefs de travail forcé, afin de les opprimer quand ils portaient leurs fardeaux ; et ils se mirent à bâtir des villes-entrepôts pour Pharaon, à savoir Pithom et Raamsès. 12 Mais plus on les opprimait, plus ils se multipliaient et plus ils se répandaient, si bien qu’on ressentit un effroi mêlé d’aversion à cause des fils d’Israël. 13 Les Égyptiens firent donc travailler les fils d’Israël comme esclaves sous la tyrannie. 14 Ils leur rendaient la vie amère par un dur esclavage dans le mortier d’argile et les briques et par toutes les formes d’esclavage aux champs, oui toutes leurs formes d’esclavage dans lesquelles ils les employaient comme esclaves sous la tyrannie.15 Plus tard, le roi d’Égypte dit aux accoucheuses hébreues — le nom de l’une était Shiphra et le nom de l’autre Poua —, 16 oui, il alla même jusqu’à dire : " Quand vous aiderez les femmes hébreues à accoucher, oui [quand] vous les verrez sur le siège d’accouchement, si c’est un fils, alors vous devrez le faire mourir, mais si c’est une fille, alors elle devra vivre. " 17 Cependant, les accoucheuses craignirent le [vrai] Dieu ; elles n’agirent pas comme le leur avait dit le roi d’Égypte, mais elles gardaient en vie les enfants mâles. 18 Par la suite, le roi d’Égypte appela les accoucheuses et leur dit : " Pourquoi avez-vous fait cette chose, en ce que vous avez gardé en vie les enfants mâles ? " 19 Alors les accoucheuses dirent à Pharaon : " C’est que les femmes hébreues ne sont pas comme les Égyptiennes. Comme elles sont pleines de vie, elles ont déjà accouché avant que l’accoucheuse n’arrive auprès d’elles. "20 Dieu fit donc du bien aux accoucheuses ; le peuple croissait en nombre et devenait très fort. 21 Et il arriva, parce que les accoucheuses avaient craint le [vrai] Dieu, que, par la suite, il leur fit don de familles. 22 Finalement Pharaon donna ordre à tout son peuple, en disant : " Tout fils nouveau-né, vous le jetterez dans le Nil, mais toute fille, vous la garderez en vie. "

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Dimanche 12 mars 2006 7 12 03 2006 09:03

UTILITÉ

 Premier livre de la Parole inspirée de Dieu, la Genèse est d’une très grande utilité, car elle présente les glorieux desseins de Jéhovah Dieu. C’est un excellent fondement pour une bonne intelligence des autres livres bibliques. Au sens large, elle décrit le commencement et la fin du monde juste en Éden, le développement et l’élimination funeste du premier monde d’impies, et la naissance du présent monde méchant. Elle met remarquablement en évidence le thème de la Bible tout entière, à savoir la justification de Jéhovah au moyen du Royaume dirigé par la “ semence ” promise. Elle explique pourquoi l’homme meurt. À partir de Genèse 3:15, et plus particulièrement là où il est question de la manière d’agir de Dieu envers Abraham, Isaac et Jacob, elle offre l’espérance de la vie dans le monde nouveau sous la domination du Royaume de la Semence. Elle est utile, car elle attire l’attention sur ce qui devrait être l’objectif des humains : demeurer fidèles à Jéhovah et sanctifier son nom. — Rom. 5:12, 18 ; Héb. 11:3-22, 39, 40 ; 12:1 ; Mat. 22:31, 32.

 Les Écritures grecques chrétiennes font allusion à tous les personnages et événements importants rapportés dans le livre de la Genèse. En outre, comme cela ressort de l’ensemble des Écritures, les prophéties consignées dans la Genèse se sont réalisées à la lettre. L’une d’elles, les “ quatre cents ans ” d’affliction pour la Semence d’Abraham, débuta quand Yishmaël se moqua d’Isaac en 1913 av. n. è., et prit fin avec la libération d’Égypte, en 1513 av. n. è. (Gen. 15:13.) Le tableau ci-contre énumère d’autres prophéties importantes et leur accomplissement. La Genèse énonce également les premiers principes divins qui sont d’une très grande utilité pour fonder la foi et donner une bonne intelligence des Écritures. Les prophètes de l’Antiquité ainsi que Jésus et ses disciples ont fréquemment cité des passages de la Genèse et en ont fait l’application. Nous ferons bien de suivre leur exemple. Une étude de ce tableau nous y aidera.

 La Genèse révèle très clairement la volonté et les desseins de Dieu relatifs au mariage, aux relations normales entre mari et femme, ainsi que les principes de l’autorité et de l’éducation familiale. Jésus lui-même s’y référa, citant les premier et deuxième chapitres de la Genèse dans cette déclaration : “ N’avez-vous pas lu que celui qui les a créés, dès le commencement les a faits mâle et femelle, et qu’il a dit : ‘ C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair ’ ? ” (Mat. 19:4, 5 ; Gen. 1:27 ; 2:24). Le livre de la Genèse est indispensable, car il fournit la généalogie de la famille humaine et permet de savoir depuis combien de temps l’homme est sur la terre. — Gen., chap. 5, 7, 10, 11.

 Ce qui est aussi d’un grand intérêt pour l’étudiant des Écritures, c’est l’étude de la société patriarcale proposée dans la Genèse. La société patriarcale a été la forme communautaire de gouvernement familial en vigueur au sein du peuple de Dieu depuis l’époque de Noé jusqu’à ce que la Loi soit donnée au mont Sinaï. Bon nombre de prescriptions incluses dans la Loi se pratiquaient déjà dans la société patriarcale. Des principes comme le mérite communautaire (18:32), la responsabilité communautaire (19:15), la peine capitale et le caractère sacré du sang et de la vie (9:4-6), ainsi que l’aversion divine pour la glorification de l’homme (11:4-8), ont influencé l’humanité au cours de l’Histoire. De nombreux termes et usages juridiques éclairent des événements postérieurs, même jusqu’aux jours de Jésus. Il est indispensable de connaître la loi patriarcale gouvernant la garde de personnes et de biens (Gen. 31:38, 39 ; 37:29-33 ; Jean 10:11, 15 ; 17:12 ; 18:9), la cession de biens (Gen. 23:3-18) et la loi sur l’héritage de celui qui a reçu le droit de premier-né (48:22) si nous voulons acquérir une vue d’ensemble nécessaire à une bonne intelligence de la Bible. Certaines coutumes de la société patriarcale ont également été incluses dans la Loi, entre autres les sacrifices, la circoncision (ordonnée en premier à Abraham), la conclusion d’alliances, le mariage léviratique (du latin levir, beau-frère) (38:8, 11, 26) et l’usage de serments pour confirmer une déclaration. — 22:16 ; 24:3.

 La Genèse, le premier livre de la Bible, renferme des leçons d’intégrité, de foi, de fidélité, d’obéissance, de respect, de bonnes manières et de courage. En voici quelques exemples : la foi et le courage de Hénok qui marcha avec Dieu parmi des ennemis violents ; la justice, la conduite intègre et l’obéissance absolue de Noé ; la foi, la détermination et l’endurance d’Abraham, son sens des responsabilités en tant que chef de famille conscient de son obligation d’enseigner les commandements de Dieu à ses enfants, sa générosité et son amour ; la soumission de Sara à son mari et chef, et son zèle ; la douceur de Jacob et son intérêt pour la promesse de Dieu ; l’obéissance de Joseph à l’égard de son père, sa droiture morale, son courage, sa bonne conduite en prison, son respect pour les autorités supérieures, son humilité qui le poussa à rendre gloire à Dieu et sa miséricorde qui l’incita à pardonner à ses frères ; l’ardent désir commun à tous ces humains de sanctifier le nom de Jéhovah. Ces qualités exemplaires ont marqué la vie de tous ceux qui ont marché avec Dieu au cours des 2 369 années qui se sont écoulées depuis la création d’Adam jusqu’à la mort de Joseph, période couverte par le livre de la Genèse.

 Vraiment, le récit de la Genèse est utile pour affermir la foi en nous proposant ainsi de si beaux exemples de foi, de cette foi éprouvée qui fait aspirer à la ville dont Dieu est le bâtisseur et l’auteur, à savoir son Royaume ou Gouvernement qu’il a jadis commencé à mettre en place par le moyen de sa Semence promise, le principal défenseur de son grand nom Jéhovah. — Héb. 11:8, 10, 16.

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Samedi 11 mars 2006 6 11 03 2006 10:29

La création des cieux et de la terre, et l’aménagement de la terre comme demeure de l’homme (1:1–2:25). Remontant vraisemblablement à plusieurs milliards d’années en arrière, la Genèse s’ouvre sur des paroles d’une étonnante simplicité : “ Au commencement Dieu créa les cieux et la terre. ” Il est très significatif que cette première phrase identifie Dieu au Créateur, et sa création matérielle aux cieux et à la terre. En termes choisis et solennels, le premier chapitre se poursuit par un récit général de l’œuvre créatrice relative à la terre. Elle s’est échelonnée sur six périodes de temps appelées jours, chacune commençant le soir, quand l’œuvre de création pour cette période est indéfinie, et se terminant avec la clarté du matin, lorsque la gloire de l’œuvre créatrice devient clairement manifeste. À mesure que se succèdent les “ jours ”, alors apparaissent la lumière, l’étendue ou atmosphère, la terre ferme et la végétation, les luminaires pour diviser le jour et la nuit, les poissons et les oiseaux, les animaux terrestres et finalement l’homme. Dieu énonce alors sa loi gouvernant les espèces, barrière infranchissable qui interdit l’évolution d’une espèce en une autre espèce. Après avoir créé l’homme à son image, Dieu révèle son triple dessein à l’égard de ce dernier : remplir la terre d’une descendance juste, la soumettre et tenir dans la soumission la création animale. Le septième “ jour ” est béni et rendu sacré par Jéhovah, qui se met alors à ‘ se reposer de toute son œuvre qu’il avait faite ’. Le récit présente ensuite un gros plan sur l’œuvre créatrice de Dieu en rapport avec l’homme. Il décrit le jardin d’Éden et situe son emplacement, énonce la loi divine relative à l’arbre défendu, montre Adam en train de donner un nom aux animaux et explique comment Dieu célèbre le premier mariage en formant une femme à partir du corps d’Adam et en la lui amenant.

 Le péché et la mort font leur entrée dans le monde ; la “ semence ” promise sera un libérateur (3:1–5:5). La femme mange du fruit défendu et persuade son mari de se joindre à elle dans sa rébellion ; l’Éden est donc souillé du fait de la désobéissance. Dieu révèle aussitôt le moyen par lequel son dessein sera réalisé. “ Alors Jéhovah Dieu dit au serpent [Satan, l’instigateur invisible de la rébellion] : ‘ [...] Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta semence et sa semence. Il te meurtrira à la tête et tu le meurtriras au talon. ’ ” (3:14, 15). L’homme est expulsé du jardin ; il devra vivre dans la douleur et travailler à la sueur de son visage parmi les épines et les chardons. Finalement il mourra et retournera au sol d’où il a été pris. Seule sa descendance pourra espérer en la Semence promise.

 Le péché continue à faire des ravages en dehors de l’Éden. Caïn, le premier enfant mâle d’Adam et Ève, assassine son frère Abel, serviteur fidèle de Jéhovah. Jéhovah bannit Caïn au pays de la Condition de Fugitif, où il engendre une descendance qui sera éliminée au déluge. Adam a ensuite un autre fils, Seth, qui devient père d’Énosh ; c’est alors que les hommes se mettent à invoquer hypocritement le nom de Jéhovah. Adam meurt à l’âge de 930 ans.

 Des hommes méchants et des anges pervertissent la terre ; Dieu fait venir le déluge (5:6–11:9). Puis vient la généalogie par Seth. Parmi les descendants de Seth, Hénok se distingue, car il sanctifie le nom de Jéhovah ‘ en marchant avec le vrai Dieu ’. (5:22.) Après lui, Noé l’arrière-petit-fils d’Hénok est également un homme de grande foi ; il naît 1 056 ans après la création d’Adam. C’est alors qu’un événement vient accroître la violence sur la terre. Des anges de Dieu abandonnent leur demeure céleste pour épouser les filles des hommes qui sont belles. Cette cohabitation illégitime produit une race hybride de géants, connus sous le nom de Nephilim (qui veut dire “ Tombeurs ”), lesquels se font un nom pour eux-mêmes au lieu de glorifier Dieu. En conséquence, Jéhovah annonce à Noé qu’il va effacer de la terre l’homme et la bête à cause de la méchanceté constante des humains. Seul Noé trouve faveur aux yeux de Jéhovah.

 Noé engendre Sem, Cham et Japhet. Comme la violence persiste et que les hommes continuent de ravager la terre, Jéhovah révèle à Noé qu’il va sanctifier Son nom par le moyen d’un grand déluge, et il lui ordonne de construire une arche pour survivre, lui fournissant les plans de construction détaillés. Noé obéit promptement et rassemble sa famille, ainsi que les bêtes et les oiseaux ; puis, en 600 de la vie de Noé (2370 av. n. è.), le déluge se déverse sur la terre. La pluie torrentielle dure 40 jours, jusqu’à ce que les grandes montagnes soient recouvertes, les submergeant de 15 coudées (6,70 m). Quand, après une année, Noé peut enfin faire sortir sa famille de l’arche, son premier geste est d’offrir un grand sacrifice d’action de grâces à Jéhovah.

 Jéhovah bénit maintenant Noé et sa famille, et leur commande de remplir la terre de leur descendance. Un décret divin autorise la consommation de viande, mais exige de s’abstenir du sang, qui est l’âme ou la vie de la chair ; ce décret ordonne également l’exécution du meurtrier. L’alliance divine selon laquelle un déluge ne ravagera plus jamais la terre est confirmée par l’arc-en-ciel qui paraît dans le nuage. Par la suite, Cham se montre irrespectueux envers Noé le prophète de Jéhovah. Une fois informé, Noé maudit Canaan, fils de Cham, mais il ajoute une bénédiction sur Sem, qui se verra accorder une faveur spéciale ; Japhet sera également béni. Noé meurt à l’âge de 950 ans.

 Les trois fils de Noé obéissent à l’ordre divin de se multiplier et engendrent 70 familles ; c’est d’eux qu’est issue la race humaine actuelle. Nimrod, petit-fils de Cham, n’est pas du nombre, vraisemblablement parce qu’il va devenir un “ puissant chasseur en opposition avec Jéhovah ”. (10:9.) Il fonde un royaume et se met à bâtir des villes. En ce temps-là, la terre n’avait qu’une seule langue. Au lieu de se disperser sur la terre, de la peupler et de la cultiver, les hommes décident de construire une ville et une tour dont le sommet atteindra les cieux, afin de se faire un nom célèbre. Mais Jéhovah déjoue leur plan en confondant leur langage et ainsi les disperse. La ville a pour nom Babel (qui signifie “ Confusion ”).

 La manière d’agir de Dieu envers Abraham (11:10–25:26). La Genèse trace l’importante lignée des descendants de Sem jusqu’à Abram, le fils de Térah, fournissant ainsi les chaînons chronologiques. Au lieu de chercher à se faire un nom pour lui-même, Abram exerce la foi en Dieu. Il quitte la ville chaldéenne d’Our sur l’ordre de Dieu et, à l’âge de 75 ans, il traverse l’Euphrate pour se rendre au pays de Canaan, et invoque le nom de Jéhovah. En raison de sa foi et de son obéissance, il en vient à être appelé “ ami de Jéhovah ”, et Dieu conclut une alliance avec lui (Jacq. 2:23 ; 2 Chron. 20:7 ; Is. 41:8). Dieu protège Abram et sa femme au cours d’un bref séjour en Égypte. De retour en Canaan, Abram se montre généreux et pacifique en permettant à Lot, son neveu et adorateur de Jéhovah comme lui, de choisir la meilleure partie du pays. Par la suite, il va au secours de Lot, qui a été capturé par quatre rois. En revenant du combat, Abram rencontre Melkisédec, roi de Salem et prêtre de Dieu ; Melkisédec bénit Abram et celui-ci lui donne la dîme.

 Après cela, Dieu apparaît à Abram ; il lui dit qu’il est pour lui un bouclier, et il élargit l’alliance de la promesse en lui annonçant que sa semence deviendra aussi nombreuse que les étoiles du ciel. Abram apprend que sa semence connaîtra l’affliction pendant 400 ans, mais que Dieu la délivrera et jugera la nation qui l’affligera. Abram est âgé de 85 ans lorsque sa femme Saraï, toujours stérile, lui donne sa servante égyptienne Agar pour qu’il ait d’elle un enfant. Yishmaël vient au monde et on le considère comme l’héritier éventuel. Or, le dessein de Jéhovah est tout autre. Quand Abram a 99 ans, Jéhovah change son nom en Abraham, et celui de Saraï en Sara, et promet que Sara donnera naissance à un fils. Il établit avec le patriarche l’alliance de la circoncision, et celui-ci fait immédiatement circoncire les gens de sa maisonnée.

 Dieu annonce maintenant à son ami Abraham sa détermination de détruire Sodome et Gomorrhe à cause de leur très lourd péché. Les anges de Jéhovah avertissent Lot et l’aident à s’enfuir de Sodome avec sa femme et ses deux filles. Mais sa femme s’attarde à regarder vers les choses qu’elle a laissées derrière elle et devient une colonne de sel. Afin de se procurer une descendance, les filles de Lot enivrent leur père et, après avoir eu des relations charnelles avec lui, elles mettent au monde chacune un fils, qui deviendront les pères des Moabites et des Ammonites.

 Dieu empêche que Sara soit souillée par Abimélek des Philistins. Isaac, l’héritier de la promesse, vient au monde alors qu’Abraham a 100 ans et Sara environ 90. Quelque cinq années plus tard, Yishmaël, alors âgé de 19 ans, se moque d’Isaac, l’héritier, ce qui entraîne son renvoi et celui d’Agar, avec l’approbation de Dieu. Quelques années plus tard, Dieu met Abraham à l’épreuve en lui ordonnant de sacrifier son fils Isaac sur l’une des montagnes de Moria. La grande foi d’Abraham en Jéhovah ne chancelle pas. Il offre pour ainsi dire son fils, son héritier, mais Jéhovah l’arrête et pourvoit à un bélier comme sacrifice de substitution. Jéhovah confirme de nouveau sa promesse à Abraham, disant qu’il va multiplier sa semence comme les étoiles des cieux et comme les grains de sable qui sont sur le bord de la mer. Cette semence prendra possession de la porte de ses ennemis et toutes les nations de la terre se béniront à coup sûr par le moyen de la Semence.

 Sara meurt à l’âge de 127 ans, et on l’enterre dans un champ qu’Abraham achète aux fils de Heth. Puis Abraham envoie son serviteur, celui qui gère sa maisonnée, dans le pays de sa parenté, afin qu’il y prenne une femme pour Isaac. Jéhovah guide le serviteur vers la famille de Bethouël, fils de Nahor, et après arrangement Rébecca l’accompagne au retour. La jeune fille part de son plein gré, avec la bénédiction de sa famille, et devient la femme d’Isaac. De son côté, Abraham prend une autre femme nommée Qetoura, qui lui donne six fils. Il leur fera des cadeaux et les enverra au loin, tandis qu’Isaac deviendra son unique héritier. Et Abraham meurt à l’âge de 175 ans.

 Comme Jéhovah l’a prédit, Yishmaël, le demi-frère d’Isaac, devient le chef d’une grande nation fondée sur ses 12 fils, des chefs de clans. Pendant 20 ans Rébecca est stérile, mais Isaac continue d’implorer Jéhovah et elle finit par donner naissance à des jumeaux, Ésaü et Jacob, à propos desquels Jéhovah lui avait dit que l’aîné servirait le cadet. Isaac a maintenant 60 ans.

 Jacob et ses 12 fils (25:27–37:1). Ésaü se passionne pour la chasse. Un jour qu’il en revient, il vend son droit d’aînesse à Jacob pour un simple plat de lentilles, montrant ainsi son mépris pour l’alliance faite avec Abraham. Il épouse également deux Hittites (et par la suite une Yishmaélite), qui deviennent une source d’amertume pour ses parents. Avec l’aide de sa mère, Jacob se déguise et prend la place d’Ésaü, afin d’obtenir la bénédiction de premier-né. Ésaü, qui n’a pas révélé à Isaac qu’il a vendu son droit de premier-né, projette de tuer Jacob en apprenant ce qu’il a fait. Rébecca conseille donc à ce dernier de fuir à Harân chez son frère Labân. Avant que Jacob ne parte, Isaac le bénit de nouveau et lui dit de prendre une femme, non pas d’entre les païennes, mais dans la maisonnée de sa mère. À Béthel, sur le chemin de Harân, Jacob voit Jéhovah dans un rêve ; Jéhovah le rassure et lui confirme l’alliance de la promesse le concernant.

 À Harân, Jacob travaille pour Labân et épouse ses deux filles, Léa et Rachel. Bien que cette union polygame lui ait été imposée par une ruse de Labân, Dieu bénit Jacob en lui donnant 12 fils et une fille par ses femmes et leurs deux servantes, Zilpa et Bilha. Dieu veille à ce que les troupeaux de Jacob se multiplient en grand nombre, et il lui ordonne de retourner au pays de ses ancêtres. Labân le poursuit, et tous deux concluent une alliance au lieu appelé Galéed et La Tour de Garde (hébreu : wehamMitspah). Reprenant sa route, Jacob est rassuré par des anges, puis, dans la nuit, il lutte avec un ange, qui finalement le bénit et change son nom de Jacob en Israël. Jacob a une entrevue pacifique avec Ésaü et poursuit sa route jusqu’à Shekèm. Là, sa fille Dina est violée par le fils d’un chef hivite. Les frères de celle-ci, Siméon et Lévi, la vengent en massacrant les hommes de Shekèm. Cet acte déplaît à Jacob, car il lui donne mauvaise réputation dans le pays, à lui, le représentant de Jéhovah. Dieu lui dit d’aller à Béthel pour y faire un autel. Après le départ de Béthel, Rachel meurt en donnant naissance à Benjamin, le 12e fils de Jacob. Ruben viole Bilha, la servante de Rachel et la mère de deux des fils de Jacob, ce qui lui vaut d’être déchu de son droit de premier-né. Peu de temps après, Isaac meurt, à l’âge de 180 ans, et Ésaü et Jacob l’enterrent.

 Ésaü et sa maisonnée vont s’établir dans la région montagneuse de Séïr, car son frère Jacob et lui possèdent trop de biens pour cohabiter plus longtemps. Suivent les noms des descendants d’Ésaü ainsi que ceux des cheiks et des rois d’Édom. Quant à Jacob, il continue d’habiter en Canaan.

 En Égypte pour la préservation de la vie (37:2–50:26). Parce que Joseph a la faveur de Jéhovah et que Jéhovah lui a donné des rêves, ses frères aînés en viennent à le haïr. Ils complotent de le tuer, mais, changeant d’avis, ils le vendent à des marchands yishmaélites de passage. Après quoi ils trempent le vêtement dont ils ont dépouillé Joseph dans le sang d’un bouc et vont le présenter à Jacob pour lui prouver que le jeune homme de 17 ans a été tué par une bête sauvage. Joseph est emmené en Égypte et vendu à Potiphar, le chef de la garde personnelle de Pharaon.

 Le chapitre 38 fait une courte digression pour parler de la naissance de Pérets, né de Tamar, laquelle, au moyen d’une ruse, amène Juda, son beau-père, à s’acquitter d’un devoir conjugal qui aurait dû être rempli par son fils. Ce récit souligne de nouveau le soin extrême avec lequel les Écritures rapportent chaque événement ayant trait à la venue de la Semence promise. Pérets, le fils de Juda, deviendra l’un des ancêtres de Jésus. — Luc 3:23, 33.

 Entre-temps, Jéhovah bénit Joseph en Égypte, et celui-ci est préposé à la maison de Potiphar. Mais les épreuves fondent de nouveau sur lui lorsqu’il refuse de jeter l’opprobre sur le nom de Jéhovah en commettant la fornication avec la femme de Potiphar ; il est donc faussement accusé et jeté en prison. Là, Jéhovah se sert de lui pour interpréter les rêves de ses deux compagnons de détention, l’échanson et le panetier de Pharaon. Par la suite, quand Pharaon fait un rêve qui le préoccupe beaucoup, on lui parle du pouvoir d’interprétation de Joseph ; on le fait donc aussitôt sortir de prison pour l’amener devant Pharaon. Rendant hommage à Dieu, Joseph interprète le rêve et prédit sept années d’abondance qui doivent être suivies de sept années de famine. Pharaon reconnaît que “ l’esprit de Dieu ” est sur Joseph et le nomme premier ministre pour qu’il prenne en main la situation (Gen. 41:38). Joseph est maintenant âgé de 30 ans. Il administre les affaires du pays avec sagesse, entassant le grain pendant les sept années d’abondance. Et, au cours de la famine mondiale qui s’ensuit, il vend le grain aux Égyptiens et aux gens d’autres nations venus chercher de la nourriture en Égypte.

 Finalement, Jacob envoie ses dix fils aînés en Égypte pour acheter du grain. Joseph les reconnaît, mais eux ne le reconnaissent pas. Retenant Siméon en otage, Joseph leur demande d’amener avec eux leur plus jeune frère lorsqu’ils reviendront acheter du grain. Les neuf fils reviennent donc avec Benjamin, et Joseph se fait reconnaître, pardonne aux dix coupables et leur dit d’aller chercher Jacob et de venir en Égypte pour subsister pendant la famine. Et Jacob, avec 66 de ses descendants, descend en Égypte. Pharaon les fait s’installer dans la meilleure partie du pays, le pays de Goshèn.

 Au seuil de la mort, Jacob bénit Éphraïm et Manassé, les fils de Joseph, puis il réunit ses 12 fils pour leur annoncer ce qui va arriver “ dans la période finale des jours ”. (49:1.) Il énonce alors une série de prophéties qui, depuis lors, se sont toutes remarquablement accomplies. Il prédit que le sceptre de la domination demeurera dans la tribu de Juda jusqu’à ce que vienne Shilo (signifiant “ Celui à qui il est, Celui à qui il appartient ”), la Semence promise. Après avoir ainsi béni les chefs des 12 tribus et exprimé sa volonté concernant sa sépulture dans le Pays de la Promesse, Jacob meurt à l’âge de 147 ans. Joseph continue de ravitailler ses frères et leur maisonnée jusqu’à sa propre mort à l’âge de 110 ans. Avant de mourir, il exprime sa conviction que Dieu fera retourner Israël dans son pays et demande que ses ossements soient aussi ramenés au Pays de la Promesse

 

Par teji.sytes@free.fr - Publié dans : lisezlabible
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Vendredi 10 mars 2006 5 10 03 2006 08:32

Livre de la Bible numéro 1 — Genèse

Écrivain : Moïse

Lieu de composition : désert

Fin du travail de composition : 1513 av. n. è.

Période qu’embrasse le texte : “ Au commencement ” jusqu’en 1657 av. n. è.

IMAGINEZ qu’attiré par un livre de 50 courts chapitres seulement, vous découvriez dès les toutes premières pages qu’il est le seul à relater avec exactitude l’origine de l’histoire de l’homme, et qu’il y est aussi question des relations entre l’homme et Dieu, son Créateur, et entre l’homme et la terre avec ses myriades de créatures. Ces quelques pages vous font aussi pénétrer profondément le dessein conçu par Dieu en plaçant l’homme sur la terre. Poursuivant votre lecture, vous apprenez pourquoi l’homme meurt et pour quelle raison sa vie présente n’est que tourment. Enfin, vous découvrez qu’il fait la lumière sur le fondement réel de la foi et de l’espérance, identifiant même l’instrument divin de la délivrance, savoir la Semence promise. Ce livre remarquable par ses révélations n’est autre que la Genèse, le premier des 66 livres de la Bible.

 “ Genèse ” signifie “ origine, naissance ”, ce nom étant tiré de la traduction de la Septante. Dans les manuscrits hébreux, le titre est le premier mot du livre, à savoir Beré´shith, qui veut dire “ Au commencement ”. (Grec : én arkhêï.) La Genèse est le premier livre du Pentateuque (mot d’origine grecque qui signifie “ cinq rouleaux ” ou “ volume quintuple ”). À l’origine le Pentateuque formait vraisemblablement un seul livre appelé Torah (Loi) ou “ le livre de la loi de Moïse ”, et il fut par la suite divisé en cinq rouleaux pour plus de commodité. — Jos. 23:6 ; Ezra 6:18.

 Jéhovah Dieu est l’Auteur de la Bible, mais il inspira Moïse pour qu’il écrive le livre de la Genèse. D’où Moïse tira-t-il les informations qu’il consigna dans la Genèse ? Il put en recevoir certaines directement par une révélation divine, et d’autres par le moyen de la tradition orale sous la direction de l’esprit saint. Il se peut aussi que Moïse ait disposé de documents écrits préservés par ses ancêtres, qui les considéraient comme des écrits précieux relatant l’origine de l’humanité.

 C’est probablement dans le désert du Sinaï, en 1513 av. n. è., que Moïse, sous l’inspiration divine, en acheva la rédaction (2 Tim. 3:16 ; Jean 5:39, 46, 47). Auprès de qui Moïse recueillit-il les matériaux pour la dernière partie de la Genèse ? Puisque Lévi, son arrière-grand-père, était le demi-frère de Joseph, ces informations devaient être connues avec exactitude des membres de sa famille. Il se peut même que Lévi et Amram, le père de Moïse, aient été contemporains pendant un temps. En outre, l’esprit de Jéhovah veillerait une fois encore à ce que cette partie des Écritures soit rédigée avec fidélité. — Ex. 6:16, 18, 20 ; Nomb. 26:59.

 Il n’y a pas de doute quant à l’identité du rédacteur de la Genèse. L’expression “ le livre de la loi de Moïse ” et d’autres références de ce genre aux cinq premiers livres de la Bible, dont fait partie la Genèse, se rencontrent souvent à partir de l’époque de Josué, le successeur de Moïse. En fait, on dénombre quelque 200 références à Moïse dans 27 des livres bibliques postérieurs. Les Juifs n’ont jamais contesté que Moïse soit le rédacteur du livre. Les Écritures grecques chrétiennes attribuent fréquemment la rédaction de “ la loi ” à Moïse, le témoignage par excellence étant celui de Jésus Christ. Moïse écrivit sur l’ordre même de Jéhovah et sous Son inspiration. — Ex. 17:14 ; 34:27 ; Jos. 8:31 ; Dan. 9:13 ; Luc 24:27, 44.

 Des sceptiques ont demandé : Mais comment Moïse et ses prédécesseurs ont-ils pu écrire ? L’écriture ne s’est-elle pas développée postérieurement ? L’écriture apparut vraisemblablement au début de l’histoire humaine, peut-être avant le déluge qui survint en 2370 av. n. è. Y a-t-il des preuves attestant que l’homme a su écrire très tôt ? S’il est vrai que les archéologues ont attribué des dates antérieures à 2370 av. n. è. à certaines tablettes d’argile qu’ils ont découvertes, de telles dates sont conjecturales. On notera toutefois que la Bible révèle clairement que bien avant le déluge on bâtissait des villes, fabriquait des instruments de musique et forgeait des outils en métal (Gen. 4:17, 21, 22). Il est donc raisonnable de dire qu’il n’a pas été difficile pour l’homme de créer une méthode d’écriture.

 Sous bien d’autres rapports, la Genèse s’est avérée en accord complet avec les faits établis. Il est vrai que les légendes de nombreux peuples font état d’un cataclysme et de la survie d’humains (dans la plupart des cas grâce à un bateau), mais seule la Genèse présente un compte rendu exact sur le déluge et ses survivants. Le récit de la Genèse situe aussi l’origine des lieux de résidence des différentes branches de la famille humaine, laquelle est issue des trois fils de Noé : Sem, Cham et Japhet. Melvin Kyle, du Xenia Theological Seminary dans le Missouri (É-U), déclare à ce sujet : “ Il est indiscutable qu’à partir d’un point central quelque part en Mésopotamie, la branche chamitique de la race émigra vers le sud-ouest, la branche japhétique vers le nord-ouest et la branche sémite vers ‘ l’est ’, vers ‘ la terre de Shinéar ’. ”

 L’authenticité de la Genèse sous le rapport de son appartenance au recueil divin ressort aussi de son harmonie intrinsèque et de son accord parfait avec le reste des Écritures inspirées. La franchise exprimée dans ses pages révèle que l’écrivain craignait Jéhovah, aimait la vérité et n’hésitait pas à faire mention des péchés de la nation et des hommes éminents d’Israël. Surtout, l’exactitude constante avec laquelle ses prophéties se sont réalisées, ainsi que cela sera démontré à la fin de ce chapitre, désigne la Genèse comme l’exemple remarquable d’un ouvrage inspiré par Jéhovah Dieu. — Gen. 9:20-23 ; 37:18-35 ; Gal. 3:8, 16.

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